mardi 31 janvier 2017

Bouanani et les précurseurs célébrés à la Berlinale

Le Maroc, un autre cinéma


C’est un hommage de choix que le festival de Berlin rend au cinéma marocain. Le festival, appelé aussi La Berlinale, dont la 69ème édition se tient cette année du 9 au 19 février 2017, accueille dans sa section Forum de la Berlinale 2017 un spécial Maroc, intitulé « Autour de Bouanani, anothor Morrocan Cinema ». Organisée en partenariat avec le  Centre cinématographique marocain, cette programmation est un hommage au cinéma d’auteur marocain et à  la génération des précurseurs dont la figure emblématique est le cinéma de Bouanani.
Les films proposés comportent trois longs métrages représentatifs de la tendance qui avait marqué le cinéma marocain des années 1970 et 1980. Il s’agit  de  Wachma (Traces) de Hamid Bennani (1970), film inaugural et véritable film culte de la cinéphilie marocaine. Assarab (Mirage) de Ahmed Bouanani (1979), film synthèse d’une approche du cinéma ancré dans son histoire et sa culture ; Hallak derb alfoukra (Le coiffeur du quartier des pauvres) de feu Mohamed Reggab (1982), inscrit dans la douloureuse quête d’une nouvelle grammaire du cinéma au service des gens de la marge et des sans-voix, avec une interprétation inoubliable de Mohamed Habachi.
Les courts métrages proposés sont de véritables titres de l’âge d’or du court métrage marocain : De chair et d’acier de Mohamed Afifi (1957) ; Tarfaya ou la marche d’un poète, premier court métrage de Ahmed Bouanani (1966) ; Retour en Agadir de Mohamed Afifi (1967) ; Six et douze de M.A. Tazi, M. Rchich, A. Bouanani (1968) ; Mémoire 14 de Ahmed Bouanani (1971) ; Alborak de Majid Rechich (1973) ; Les quatre sources de Ahmed Bouanani (1978). Des films portés par un souffle poétique et une quête d’un nouveau langage cinématographique, loin des schémas du cinéma commercial dominant. De véritables auteurs engagés dans des formes nouvelles d’expression.
Tous les films de cet hommage inédit seront projetés deux fois dans le cadre du festival (les salles Arsenal et Delphi).  


Aucun commentaire:

Albachado de Hassan Aourid

  L’intellectuel et le pouvoir ou la déception permanente ·          Mohammed Bakrim «  Avant d’être une histoire, le roman est une in...